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♯ Bibliothèque - Livres professionnels




A. T. Still : de l’os sec à l’homme vivant

John Lewis DO
Traduction Pierre Tricot DO
DryBone Press ISBN : 978-0-9572927-3-4
Vie et oeuvre d'A. T. Still

J’ai rencontré John Lewis en septembre 2014, lors d’un séminaire sur la vie d’A. T. Still organisé par la SOFA (Société ostéopathique franco-américaine), animée par Emmanuel Roche. Emmanuel et Sheila Brennan, deux amis ostéopathes, connaissant mon intérêt pour l’histoire de Still et de l’ostéopathie, m’y avaient invité, attisant ma curiosité en suggérant que je pourrais rencontrer un ostéopathe écossais, qui venait de publier un formidable ouvrage (selon eux) sur l’histoire de Still et de l’ostéopathie.

Ayant déjà lu et traduit beaucoup d’ouvrages de Still ou sur lui, je me demandais ce que pouvait bien raconter de nouveau un ostéopathe actuel. Faute de temps, je n’ai pas pu échanger beaucoup avec John Lewis, très sollicité par ailleurs.

J’ai été intrigué d’apprendre qu’à partir de 1997 (cela correspondait exactement à l’époque où j’étais sur la traduction d’Autobiographie), il avait passé de nombreux séjours à Kirksville pour poursuivre des recherches sur la vie d’A.T. Still et la naissance de l’ostéopathie. Il avait pu à loisir explorer une masse importante de documents rassemblés là, dont beaucoup n’avaient même pas encore été examinés. Je me suis alors dit que Lewis devait être bien passionné pour consacrer plusieurs années de sa vie à une telle recherche.

Survoler le texte pour me faire une idée de son contenu a brutalement réveillé l’enthousiasme et la passion pour l’histoire de l’ostéopathie, tout à coup aussi vifs que lorsque j’avais découvert son Autobiographie en 1996.

De plus, j’ai également retrouvé dans le court texte de présentation de John Lewis un élément essentiel qui avait émergé chez moi lors de la traduction d’Autobiographie : la sensation que ce que l’on enseignait sous le nom d’ostéopathie n’était qu’un bien pâle reflet, une imitation en toc, de ce que Still concevait.

Par ailleurs, au fil des pages, Lewis fait ressortir une idée qui m’est également chère : que l’ostéopathie est avant tout – avant même d’être une médecine manuelle – une philosophie, que l’on n’est pas ostéopathe parce qu’on pratique des techniques dites ostéopathiques, mais parce que l’on vit la philosophie ostéopathique proposée par Still.

Je me suis donc attelé avec enthousiasme à la traduction de cet ouvrage. Le texte final a été remis à John Lewis en 2016 et depuis, je n’avais aucune nouvelle, au point que j’ai un moment cru que la chose était enterrée. J’ai donc été particulièrement heureux en apprenant que la traduction française venait de sortir et enthousiaste à l’idée de la présenter sur le site.

Pour terminer cette présentation, je voudrais citer quelques lignes issues du chapitre final d’A. T. Still : de l’os sec à l’homme vivant. Puisse cet ouvrage permettre aux jeunes ostéopathes qui commencent aujourd’hui leur carrière de praticien de prendre conscience de la réelle profondeur du concept ostéopathique et leur donner le courage de l’approfondir, de le vivre et de le propager.


Itinéraire d'un ostéopathe

Pierre Tricot DO
Editions Sully ISBN : 978-2-35432-243-4
Une introduction à l'approche tissulaire de l'ostéopathie

1971. Jeune diplômé en kinésithérapie, mes obligations militaires restaient à satisfaire. Versé dans le service de santé des armées, après mes classes, j’ai été envoyé en Allemagne où, à cette époque, étaient encore stationnées des troupes françaises. J’ai eu la chance d’être muté à l’hôpital militaire français de Trèves et d’être attaché au service de physiothérapie pour remplacer le titulaire qui avait terminé son temps. Pendant neuf mois, j’ai pu exercer l’activité de kinésithérapeute. Je me suis vite aperçu que ce que j’avais appris à l’école ne suffisait pas. Je n’arrivais souvent pas à comprendre les difficultés des patients, notamment ceux présentant des problèmes vertébraux et par conséquent pas à les traiter efficacement.

Mes premiers mois de pratique en kinésithérapie m'ont permis de m’apercevoir que ce que j’avais appris à l’école ne suffisait pas. Je n’arrivais souvent pas à comprendre les difficultés des patients, notamment ceux présentant des problèmes vertébraux et par conséquent pas à les traiter efficacement. Sur la colonne vertébrale, je m’étais procuré les livres de Raymond Sohier qui m’avaient apporté des éclaircissements vraiment intéressants sur les fonctions et dysfonctions vertébrales et sur leur traitement. Quoi qu’il en soit, je savais qu’à la sortie de l’armée, il me faudrait trouver des formations complémentaires. À cette époque, Internet n’existait pas et il était peu aisé de trouver de l’information pour s’orienter. J’avais un peu exploré les ouvrages de Kohlrausch (bindegewebsmassage – massage du tissu conjonctif se fondant sur l’organisation métamérique du corps) et de Lavier (micro massage chinois se fondant sur les trajets et les points d’acupuncture chinois), mais je ne savais pas vraiment comment m’orienter. Libéré de mes obligations militaires, cherchant un travail d’assistant, j’ai rencontré Michel Sanchez, alors kinésithérapeute à Saint-Germain en Laye. Les présentations étant faites et les conditions établies, il a accepté de me prendre comme assistant. À la fin de l’entretien, il m’a demandé si je serais intéressé par la pratique de l’ostéopathie. L’ostéopathie ? Je n’avais jamais entendu ce nom et ne savais pas de quoi il s’agissait. De ce qu’il m’a expliqué à ce moment, j’ai retenu que cette approche permettait d’être plus efficace dans notre travail de kiné et comme c’était justement ce que je cherchais, j’ai accepté sans hésiter de m’engager dans cette voie. Il m’a alors donné les coordonnées de Francis Peyralade, co-directeur d’une association appelée AERTK (Association d’étude et de recherche de techniques kinésithérapiques. L’AERTK deviendra en 1982 la SERETO (Société d’étude et de recherche de techniques ostéopathiques). En 1987, un groupe d’enseignant dissident créera le CETOHM (Collège d’enseignement et d’études ostéopathiques Harold Magoun). De ce groupe est issu l’actuel ISO Paris Est.). Les premiers cours m’ont d’emblée intéressé, notamment les grands points de concept. C’est la première fois que l’on me proposait une manière de concevoir le système corporel vivant autrement que comme une simple juxtaposition d’appareils et de systèmes, avec une cohérence qui m’interpellait. On me parlait de globalité une idée qui me semblait non seulement cohérente, mais évidente. Même si à l’époque la globalité était essentiellement corporelle, cela contrastait notablement avec ce que j’avais appris en kinésithérapie. On évoquait également la relation structure/fonction, l’idée de cause à effet, la logique de la circulation des fluides corporels, etc. Tout cela était nouveau pour moi, mais me « parlait » vraiment. On nous parlait également de Still (1828-1917), le fondateur de l’ostéopathie. Mais avec relativement peu de détails. Il nous paraissait comme un vieux monsieur bien lointain…


La présence d'Andrew Taylor Still

 Arthur Grant Hildreth
Traduction Jean-Marie Gueulette et Victor Lopez
Editions Sully ISBN : 978-2-35432-253-3

Ce livre est la traduction d’un ouvrage publié aux États-Unis en 1938. L’un des pionniers de l’ostéopathie, Arthur Grant Hildreth, élève de la première promotion de l’école de Kirksville, y raconte le développement de cette nouvelle thérapeutique, la part qu’il y a prise et son compagnonnage avec A.T. Still et sa famille tout au long de sa vie.



Contributions de pensée

William Garner Sutherland
Traduction Valérie Espinasse & Pierre Tricot
Avec la collaboration de Daniel Ronsmans, DO (UK) Associate Member SCTF
Éditions Sully ISBN : 978-2-35432-217-5

Recueil de textes de conférences et de séminaires animés par W. G. Sutherland rassemblés par Anne Wales, D.O.

Voilà enfin la publication en français de ce recueil de textes rassemblés par Anne Wales, DO et Adah Strand Sutherland, l'épouse de William Garner Sutherland dans le courant des anénes 1960, et publiés pour la première fois en 1972. Ces textes, outre l'intérêt de nous montrer la progression de William Sutherland dans l'élaboration du concept crânien, nous permettent de connaître des développements encore aujourd'hui ignorés dans l'enseignement du concept crânien, qui reste pour l'essentiel cantonné aux bases publiées par Harold I. Magoun dans les années 1960, déjà bien éloignés des fondamentaux de Sutherland. Le lecteur va découvrir des avancées qui pourront le surprendre et l'interpeler. Il lui faudra souvent « lire entre les lignes » pour goûter toute la saveur et la richesse des éléments proposés.

Les descriptions des premières expériences du Dr Sutherland et de l’utilisation d’appareils pour le traitement crânien ont été incluses dans cet ouvrage, car elles représentent une phase de son étude. Nous informons néanmoins le lecteur qu’après avoir développé ses méthodes manuelles, il n’a jamais recommandé l’usage de ces appareils. Des techniques de traitement spécifiques sont également décrites, et le lecteur doit également être averti que ces techniques s’adressent uniquement aux personnes possédant les qualifications et les compétences nécessaires pour les utiliser.

Le Dr Sutherland disait toujours que son concept crânien faisait partie de l’ensemble de la science de l’ostéopathie du Dr A. T. Still. Il qualifiait souvent les praticiens entraînés à utiliser ce concept de « techniciens crâniens ». L’utilisation de ce terme ne signifiait pas que ce travail pût être appliqué comme une thérapie à part ou utilisé par un praticien entraîné uniquement à une série de techniques. Il insistait plutôt sur l’habileté nécessaire, c’est-à-dire des doigts pensant, voyant, sentant et connaissant, entraînés dans l’ensemble des spécialités de l’ostéopathie.

Tout démontre que le Dr Sutherland avait une façon de penser très originale, et il a toujours insisté sur le fait qu’au-delà de ce qu’il avait compris et enseigné, il restait encore énormément à apprendre et à découvrir sur la « machine » humaine. Ce livre s’adresse à ceux qui souhaitent mieux comprendre les pensées très originales du Dr Still et du Dr Sutherland afin de pouvoir faire à leur tour de nouvelles découvertes.

Avant-propos de Rollin Becker D.O.

 « Les travaux de William G. Sutherland, D.O. que vous avez le privilège de lire illustrent les principes essentiels de l’ostéopathie. La science de l’ostéopathie comprend un grand nombre de principes, tout comme existent des praticiens d’une grande variété de disciplines en ostéopathie : internistes, gynécologues, pédiatres, chirurgiens des différentes parties du corps, psychiatres, spécialistes de la manipulation ostéopathique, etc. Néanmoins, le dénominateur commun de ce groupe est la science de l’ostéopathie, ainsi que chacun des principes s’appliquant au travail de chaque groupe de praticiens.
L’un des principes les plus importants de l’ostéopathie est que lors de l’évaluation clinique d’un patient, structure et fonction ne peuvent être séparées. Ce principe peut se scinder en deux corollaires. En effet, tout le monde accepte que la structure détermine la fonction, et il n’est pas nécessaire de réfléchir ou de parler longtemps pour savoir que cette affirmation est vraie. Il est également vrai que la fonction détermine la structure et, pour comprendre pleinement cette idée dans son application clinique, il faut effectuer une analyse beaucoup plus poussée.
Au moment de la formation, de la conception à la maturité physique, en particulier au cours des premiers mois et des premières années de la vie, le développement structurel du corps aura une influence considérable sur la croissance du fonctionnement de l’esprit et du corps. Un schéma de lésion physique survenu à la naissance aura par exemple des conséquences sur l’ensemble du schéma physique et mental de l’enfant en développement, pour le reste de sa vie. Un bassin, une colonne vertébrale et une cavité thoracique scoliotiques provoqueront un déplacement des organes qu’ils contiennent, modifiant le fonctionnement de leurs structures pour les adapter aux besoins du patient. Des conditions maladives ou traumatiques sur le corps d’un enfant, par exemple la maladie de Legg-Calvé-Perthes, modifient le fonctionnement du bassin et par conséquent le développement du mécanisme postural pendant le reste de la croissance.
Une telle réflexion permet d’envisager des centaines d’applications cliniques. Néanmoins, lorsque le développement physique du corps parvient à maturité, avec les modifications provoquées par des conditions maladives ou traumatiques, le principe selon lequel la fonction détermine la structure devient dominant. Dès la conception, la structure-fonction a travaillé étroitement avec la fonction-structure au cours des années de croissance, mais lorsque le corps a terminé son développement, c’est la relation fonction-structure qui permet de mieux comprendre les évaluations cliniques de la science de l’ostéopathie appliquées aux patients. Le médecin ostéopathe doit apprendre à ressentir au sein du corps le fonctionnement physiologique manifestant son rôle en constante évolution dans l’économie structurelle du patient. Quelle que soit sa spécialité en ostéopathie, le praticien doit observer avec les yeux, les oreilles, et ressentir par le toucher les différences entre des changements normaux et des changements anormaux dans la fonction au sein d’une partie du corps. La science de l’ostéopathie ne se limite pas au groupe de spécialistes de la manipulation. Chaque spécialiste d’une discipline peut apprendre les principes fondamentaux du concept global d’ostéopathie et les appliquer cliniquement dans son propre domaine de pratique.
Apprendre à ressentir la fonction, à penser la fonction et à connaître la fonction au sein de la physiologie corporelle n’est pas un art aisé, et cette habileté n’est pas facile à développer par le praticien. Il faut des heures, des jours, des semaines et des années pour entraîner les mains, les yeux, les oreilles et l’esprit du praticien. Cette habileté est cependant essentielle à la compréhension totale de la science de l’ostéopathie telle que l’a enseignée Andrew Taylor Still.
William G. Sutherland possédait cette compréhension et cette habileté. Dans son développement du concept crânien, il nous a donné ces principes, sans jamais séparer la tête du reste du corps. Pour pouvoir comprendre le mécanisme crânio-sacré, il a élargi les principes fondamentaux de l’ostéopathie. Et, plus important encore, il a connu, compris et utilisé les principes des relations mutuelles de la fonction et de la structure pour l’ensemble du corps.
Lorsque vous lirez ces textes, ressentez avec lui le fonctionnement des tissus qu’il évoque, et visualisez les structures qu’il décrit. Notez comment, lorsque cela correspond au sujet mentionné, son travail peut être cliniquement une source d’informations et d’applications essentielles dans toutes les spécialités. Ceux qui étudient les textes du Dr Sutherland doivent penser en profondeur, ressentir en profondeur et connaître en profondeur avec lui. Les principes des relations mutuelles de la structure-fonction et de la fonction-structure font partie des nombreux principes de la science de l’ostéopathie, mais ils fournissent au praticien un outil de travail lui permettant de lire et de comprendre les textes présentés dans cet ouvrage. Dans sa pratique de l’ostéopathie, le Dr Sutherland possédait dans les mains et dans l’esprit tous les principes de l’ostéopathie. Ces principes impliquent la vie, la sensation, le mouvement, la nutrition et l’assimilation, de la cellule unique au moment de la conception à l’ensemble de la physiologie anatomique du corps et de l’esprit parvenus à maturité.
Ces principes existent aussi bien dans la santé que dans la maladie et dans les relations traumatiques au sein du corps des patients. En d’autres termes, la science de l’ostéopathie, appliquée au service des patients, requiert une connaissance totale de tous les principes. Le Dr William G. Sutherland utilisait ces principes dans les soins apportés à ses patients, et il les enseignait lors de ses cours aux étudiants en médecine. »  Rollin E. Becker, D.O. Janvier 1968


Sommes-nous sur la voie ?

Robert C. Fulford
Traduction : Sutherland Cranial Academy of Belgium révision, présentation, annexes, Henri O. Lowette
Éditions Sully ISBN : 978-2-35432-215-1

Robert Fulford (1905-1997) a été l'une des figures majeures de l'ostéopathie américaine du XXe siècle, inspiré par l'esprit des fondateurs, les Dr Still et Sutherland, et qui a œuvré principalement dans la tradition de l'ostéopathie crânienne. En 1939 alors qu’il est encore étudiant au KCOM, Robert C. Fulford fait deux rencontres décisives : William G. Sutherland, DO, qui va l’initier au concept crânien et Harold S. Burr, Ph.D., qui lui révèle par ses publications que chaque chose vivante est entourée et contrôlée par un champ électrodynamique. D’autres viendront conforter ses recherches vers cette compréhension de l’homme holistique, tel que le philosophe Walter Russel, Randolph Stone, DO, et Beryl E. Arbuckle, DO.

Fulford est un personnage atypique, intuitif et éclectique, chercheur infatigable ouvert à toutes les idées et recherches qui permettent de progresser dans la connaissance de la vie et du rétablissement de la santé. Accordant une attention particulière à tout ce qui concerne les corps subtils, il a été amené à étudier, et à intégrer dans sa pratique, de nombreux travaux novateurs dans le domaine énergétique.

Ce qui caractérise véritablement sa recherche en médecine ostéopathique, c’est son attachement à une démarche scientifique vraie hors des carcans académiques. Grâce à son éclectisme, il va pouvoir construire une philosophie et une pratique qui non seulement est basée sur les principes établis par les fondateurs, mais va bien au-delà puisqu’elle ouvre le champ des possibles thérapeutiques aux découvertes les plus récentes en matière d’approche énergétique de la santé. Si nous devons retenir une seule caractéristique de ce praticien remarquable, c’est son humanisme qui s’exprime dans la manière dont il aborde la souffrance et, plus spécifiquement, celle du nouveau-né lors du choc de la naissance. Il est également un des premiers à considérer l’importance de la dimension émotionnelle du traumatisme. L’ostéopathie pourrait devenir la médecine du XXIe siècle. Sa philosophie, son art et sa science maintiennent la santé et préviennent la maladie par une approche naturelle des patients ; ceux-ci n’étant plus considérés comme des processus pathologiques, mais bien comme des personnes requérant l’aide nécessaire à l’équilibre de leurs dimensions physique, émotionnelle, mentale et spirituelle.


Autobiographie - Nouvelle édition

Andrew Taylor Still
Edition critique établie par Jean-Marie Gueulette
Traduit de l'américain par Pierre Tricot
Éditions Sully ISBN : 978-2-35432-207-6

Voilà presque 100 ans (12 décembre 1917), décédait A. T. Still, le fondateur de l'ostéopathie. Il paraissait judicieux de « marquer le coup » et une nouvelle édition de l'Autobiographie d'A. T. Still a semblé pour cela une initiative judicieuse. D'autant que la parution de la première traduction française date aujourd'hui de presque 20 ans et que si rien n'a changé quant à l'histoire de l'ostéopathie et de son fondateur, la connaissance que nous en avons a sérieusement évolué. C'est une des raisons qui a poussé Jean-Marie Gueulette à établir une édition critique, sur plusieurs points novatrice.

Plusieurs apports essentiels méritent d'être soulignés.

La révision de la traduction d'origine (publiée en 1998) a bénéficié de la compétence professionnelle d’Isabelle Dujet et de ses étudiants de l’école de traduction et de relations internationales (ESTRI) de l’université catholique de Lyon.

L’ensemble des notes et le texte de l'introduction ont été entièrement remaniés, selon les principes d’une édition critique : les informations qui y sont présentées relèvent exclusivement de la recherche historique et textuelle. Tout rapprochement, ou hypothèse, qui ne pouvait être fondé sur le croisement de sources historiques a été systématiquement évité.

Toute la recherche a été centrée sur ce texte, dans les différentes étapes de sa publication, pour en permettre une lecture reposant sur des informations indiscutables, et d’ouvrir par la suite l’espace de l’interprétation.

Les outils dont nous disposons aujourd’hui pour ce type de recherche ont permis d’aboutir à un résultat qui aurait demandé un travail bien plus considérable lors de la première publication de cette traduction en 1998.

Pour cette nouvelle éditions une méthodologie historique a systématiquement été mise en oeuvre. Elle a consisté à pratiquer le plus possible le croisement des sources, à condition que ce soit des sources de la même époque, et des sources aussi indépendantes les unes des autres que possible. Cette démarche a finalement abouti à la création de cinq types de notes accompagnant la lecture de ce texte :

Les variantes : toutes les variations entre les différentes versions publiées du vivant de l’auteur (la première datant de 1897, la seconde de 1908) sont précisées.

Les références : dans la mesure du possible toutes les citations et réminiscences identifiables ont été référencées. Celles qui viennent de la Bible sont assez facilement identifiables dans l’anglais, car A.T. Still les cite le plus souvent dans l’anglais de la version King James, qui n’est pas son anglais courant. En revanche, les sources de quelques citations attribuées par Still à des auteurs américains n’ont pu être retrouvées.

Les informations biographiques sur les personnages cités sont données avec sobriété. Le cas échéant, elles sont complétées par l’indication des sources contemporaines de l’auteur, et de quelques ouvrages spécialisés où l’on pourra trouver plus d’informations.

Les citations de documents : il a semblé utile de traduire quelques extraits de textes contemporains de Still, en particulier les récits publiés par ses proches et qui permettent de croiser les regards sur les événements et le contexte de la vie de Still.

Les commentaires : ces notes sont aussi peu nombreuses que possible. La finalité d’une édition critique n’est pas de faire de l’interprétation mais de donner accès à un texte et à son histoire. Celles qui sont maintenues ont semblé nécessaires pour la compréhension du texte.

Cette nouvelle édition critique en français de l’Autobiographie d’A.T. Still constitue de plus une première mondiale, puisqu’un tel travail n’a pas encore été effectué dans la langue originale anglaise. Elle permet de resituer plus justement les éléments dans leur contexte historique, social et religieux et de bien séparer ce que l'on peut considérer comme induscutable de ce qui est interprétation.

Enfin, cette nouvelle éditions révisée reproduit les illustrations de l'édition originale.


Le monde extracellulaire, les cellules et le fascia révélés par l'endoscopie intratissulaire

Jean-Claude Guimberteau Collin Armstrong
Éditions Sully ISBN : 978-2-35432-200-7

En explorant les structures vivantes et en mouvement situées sous la peau, grâce à l’endoscopie intratissulaire peropératoire, le Dr Jean-Claude Guimberteau a vu et compris que la réalité des structures corporelles repose sur une continuité tissulaire totale, et que l’architecture du corps et la microanatomie diffèrent profondément de la vision « compartimentée » de l’anatomie tel qu’elle a été enseignée pendant des siècles.

Dans cet ouvrage, déjà traduit en anglais, en allemand et en japonais, il expose sa thèse, selon laquelle la trame extracellulaire est aussi importante que la cellule elle-même, que la cellule n’est pas responsable de la forme et que la forme du corps est architecturée par une trame fibrillaire. Un changement complet de paradigme qui ouvre la voie d'une anatomie renouvelée. Grâce à ses surprenantes photographies et séquences vidéos prises in vivo, avec fort grossissement, ce livre présente à tous ceux qui travaillent sur les tissus vivants une explication du glissement, de la souplesse, de l’élasticité, des mouvements cellulaires alors qu’ils appliquent leurs techniques. Les chirurgiens, médecins et biologistes cellulaires verront peut-être alors leur métier de façon différente. Quant aux thérapeutes manuels, cet ouvrage leur fournira une explication de ce qui se produit réellement lorsqu'ils manipulent les tissus vivants dans leur pratique quotidienne.

« Quel plaisir, quelle joie de découvrir sur le vivant des structures et des modes de fonctionnement totalement inédits (…) Le rôle du tissu conjonctif, jusqu'ici méconnu, négligé, je dirais même méprisé, prend toute son importance, grâce aux nouvelles conceptions qui découlent des travaux de J-C. Guimberteau lui conférant l'unité structurelle de notre organisme. Le Dr J-C. Guimberteau nous fait découvrir un Nouveau Monde dans le tissu conjonctif (…) Je vous invite à l'explorer, comme une symphonie, grâce à son nouveau livre. » Dr. Adalbert I. Kapandji

Inclut des commentaires de quelques-uns des théoriciens et praticiens majeurs d’aujourd’hui dans les domaines de l’anatomie, de la mécanique corporelle et de la thérapie manuelle : J.L. Barnes, J.-P. Barral, L. Chaitow, T.W. Findley, W. Fourie, S. Gracovetsky, A. Kapandji, K. Kase, S.M. Levin, T. Liem, T.V. Myers, J.L. Oschman, R. Schleip. L’ouvrage contient un DVD et un accès au site Endivivo qui permettent de visionner les vidéos du Dr Guimberteau.


Médecine énergétique - Bases scientifiques

James L. Oschman
La médecine scientifique est inachevée – elle en constante évolution
Traduit de l'américain par Pierre Tricot Éditions Sully ISBN : 978-2-35432-202-1

Ce livre fait partie de ceux qui, au cours de mon chemin de découverte de l’ostéopathie, « me sont tombés entre les mains. » J’ai eu connaissance de son existence grâce à la traduction de divers autres ouvrages qui le mentionnent largement comme référence scientifique à des phénomènes que nous expérimentons journellement dans notre pratique d’ostéopathe. Je pense plus particulièrement à Paul R. Lee et Interface et à Robert Lever avec Au point repos d’un monde tournant. En le parcourant, il m’est apparu évident qu’il pouvait non seulement intéresser les ostéopathes à la recherche d’éléments de nature scientifique leur permettant de comprendre une partie de leurs interventions, mais également à tout thérapeute manuel sensé « manipuler l’énergie » et, bien plus généralement, à toute personne s’interrogeant sur ces questions aujourd’hui primordiales pour notre survie future.

Cet ouvrage contient une incroyable richesse d’informations, mais pour tirer le plein bénéfice de ce qu’il contient l’auteur nous enjoint de laisser de côté les anciennes notions concernant des sujets tels que l’énergie et la médecine énergétique et la manière dont fonctionne la nature, et de nous contenter de prendre l’information avec l’esprit ouvert et un ‛regard neuf’.

Parce qu’ils sont différents de ce que nous avons appris à l’école, certains des concepts émergeant de médecine énergétique peuvent surprendre. Certains des aspects les plus essentiels et importants de ce sujet ne figurent dans aucune revue scientifique à comité de lecture et par conséquent ne peuvent être vérifiés à partir de sources conventionnelles.

D’autres informations proviennent de recherches récentes et sont peu connues si ce n’est pas très peu de sources fiables et n’ont tout simplement pas encore été incorporées au courant de recherche académique. En dépit de la sagesse à laquelle elles contribuent, certaines sources de pratiques de guérison anciennes n’ont pas encore été explorées par la médecine moderne.

Quasiment la moitié de ce que l’on nous a enseigné à propos de la nature est faux ou dépassé, et l’autre moitié n’est que demi-vérité. Les concepts à moitié faux sont les plus trompeurs parce qu’ils créent une illusion que nous comprenons quelque chose voire même avons une vision complète alors que ce n’est pas le cas.

Toute réponse simple ou partielle peut dissimuler un ensemble important de questions sans réponses, souvent indésirables. Ainsi, des voies possibles de recherche peuvent se trouver éliminées comme que le constatait Francis Bacon en 1620 :

« Que ce soit leur esprit trop confiant, ou leur vanité et l’habitude de parler en maître qui leur ait inspiré cette audace, ceux qui ont osé parler dogmatiquement de la nature comme d’un sujet exploré, ont gravement nui à la philosophie et aux sciences. Car en réussissant à induire cette croyance, ils se sont opposés et ont coupé court à toute recherche, faisant ainsi beaucoup plus de mal aux autres hommes qu’ils ne se sont fait de bien à eux-mêmes. » Francis Bacon (Novum Organum, 1620)

Outre les personnes pratiquant des thérapies dites énergétiques, cet ouvrage peut également intéresser toute personne s’interrogeant sur la réelle action des champs énergétiques auxquels nous sommes aujourd’hui soumis et dont certains commerçants s’acharnent, à coups de publicités mensongères, à nous dire qu’ils sont inoffensifs.

La conclusion la plus importante apportée par la recherche moderne en biophysique et en médecine énergétique est que les systèmes vivants sont incroyablement sensibles à toutes sortes de signaux émanant de leur environnement, même de très faible amplitude ou puissance.

Ainsi, de très bas niveaux d’énergie venant des mains d’un thérapeute, d’un appareil de médecine énergétique, d’une tour relais pour téléphone cellulaire, de quelque autre technologie sans fil ou d’un toxique chimique de l’environnement peuvent avoir de profonds effets sur les fonctions cellulaires et tissulaires. Ces sensibilités nous permettent de bénéficier d’influx (input) très subtils émanant d’un thérapeute, d’un appareil thérapeutique ou d’une huile essentielle (chapitre 17) ; et, plus tragiquement, la même sensibilité perturbe certaines personnes jusqu’à les rendre très malades sous l’influence de technologies sans fils et d’appareils électriques. Inutile de continuer d’argumenter pour savoir si ces sensibilités sont réelles ou non, parce qu’elles sont bien réelles.

À ce propos, Oschman nous fait remarquer qu’au cours des cent dernières années, notre environnement électromagnétique a évolué d’une manière extraordinaire pour passer d’un état relativement tranquille à un état particulièrement encombré en signaux de toutes sortes. Il démontre que nos organismes sont sensibles à toutes ces influences, même les plus ténues considérées à tort par beaucoup de scientifiques comme n’ayant pas d’action sur le corps. Il nous propose enfin quelques moyens simples pour nous en protéger.


La biotenségrité

Graham Scarr
Traduit de l'anglais par Pierre Tricot
Sully, 2015
ISBN : 978-2-35432-149-9
BP 171 - 56005 Vannes Cedex
Internet : www.editions-sully.com
E-mail :

Le concept de tenségrité – contraction des mots tension et intégrité – a émergé vers le milieu du XXe siècle, d’abord dans les domaines de la sculpture, de l’architecture et de l’ingénierie. Depuis les travaux du chirurgien orthopédiste Stephen Levin, dans les années 1970, puis ceux du biologiste cellulaire Donald Ingber, le terme sous la forme de « biotensegrité » a pénétré le domaine de la biologie où il suscite un énorme intérêt et de nombreux travaux. La biotensegrité a notamment permis de reconsidérer les mécanismes biologiques pour les rendre cohérents avec les lois naturelles de la physique et de comprendre plus profondément l’organisation hiérarchique des systèmes vivants depuis les molécules jusqu’à l’ensemble du corps.

Cet ouvrage se propose de répondre à la question « Qu’est-ce que la biotensegrité », d’en expliquer les principes de base et de réévaluer l’anatomie et la biomécanique à la lumière de ce concept. Après avoir décrit la géométrie sous-jacente au modèle de tenségrité, il montre comment ce nouveau modèle améliore notre compré-hension de la structure biologique et comment il transforme notre vision traditionnelle de l’anatomie et de la thérapeutique.

Des notions classiques deviennent ainsi dépassées comme la dualité musculo-squelettique, le fait de reléguer le tissu conjonctif et le fascia au rôle de simple support ou d’utiliser le modèle mécanique du levier aux tissus vivants. La biotenségrité donne l’explication la plus pertinente de la mécanique du mouvement, elle montre comment les organismes, même les plus complexes, peuvent être mieux compris grâce à un modèle des plus simples, et comment cela conduit à une meilleure compréhension du corps humain en tant qu’unité fonctionnelle intégrée et hiérarchisée. .

L’ouvrage, tout en se référant à une grande diversité de structures et d’organismes, met principalement l’accent sur l’anatomie et le mouvement humains, ce qui le rend indispensable pour les anatomistes, les cliniciens, les ostéopathes et thérapeutes manuels, tous ceux qui sont en relation avec le travail corporel et toute personne s’intéressant à la biologie.


Au point-repos d'un monde tournant

© Robert Lever
Traduit de l'anglais par Pierre Tricot
Sully, 2014
ISBN : 978-2-35432-133-8
BP 171 - 56005 Vannes Cedex
Internet : www.editions-sully.com

Qu'est-ce que l'ostéopathie ? Telle est la question explorée par cet ouvrage. Depuis que le Dr Still a dit qu'il avait " découvert " l'ostéopathie et qu'il a enjoint ses successeurs à " creuser ", nombreux sont les ostéopathes qui se sont lancés dans cette quête pour approfondir la signification de leur science et de leur art. Robert Lever, DO, fait partie de ces infatigables chercheurs. Riche de quarante années d'expérience de praticien, également enseignant pendant de nombreuses années à l'European School of Osteopathy de Maidstone (UK), où il a été décoré de la Medal of Honour, il a mené une réflexion approfondie sur les fondations scientifiques et philosophiques de l'ostéopathie qu'il nous fait ici partager. La pratique de l'ostéopathie implique en effet un large éventail de savoir-faire, appartenant en propre à chaque praticien et complétant les bases scientifiques qui la sous-tendent. Cette synthèse entre la connaissance scientifique, l'intuition du praticien et son échange avec le patient donne sa profondeur à l'art ostéopathique de la guérison. C'est ce qu'explore Robert Lever en discutant en détail des valeurs de l'holisme, du vitalisme et des différents principes ostéopathiques.


Avec les doigts qui pensent

Adah Strand Sutherland
Traduit de l'américain par Henri Louwette
Éditions Sully
Février 2014
Internet : www.editions-sully.com
ISBN : 978-2-35432-111-6

William Garner Sutherland (1873-1954) aurait voulu, pour répondre aux vœux conjoints de son épouse et d'une commission de la Cranial Academy, écrire sa biographie. Il n'en a pas eu le temps et c'est son épouse, Adah Strand Sutherland, aidée de plusieurs praticiens ayant côtoyé le découvreur du concept crânien, qui honorera sa promesse. Elle a intinulé son récit : Avec des doigts qui pensent, en référence au concept du Dr Sutherland, qui souvent, évoquait son travail de praticien comme ayant « des doigts capables de sentir, de penser, de voir, et de connaître. »

Celle qui fut à la fois son unique soutien indéfectible et le témoin attentif de sa recherche, nous fait partager toutes les étapes du chemin parcouru par William Sutherland. Depuis l'intuition initiale de la fin de ses études - une disposition articulaire des os crâniens suggérant la mobilité d'un mécanisme respiratoire - jusqu'aux expériences les plus risquées sur son propre crâne, il fit preuve d'une persévérance remarquable pour approfondir sa « pensée-guide » et organiser le concept crânien, qu'il ne considéra jamais comme une spécialité, mais comme une partie intégrante de la science de l'ostéopathie, celle que le Dr Still n'avait pas eu le temps d'élaborer complètement.

Digne successeur d'Andrew Taylor Still, le Dr Sutherland s'est également consacré à la transmission de sa connaissance du concept crânien et à éveiller l'intérêt de ses collègues pour l'apprentissage et la pratique du concept. Il a été à la fois un chercheur et un maître guidant ses confrères vers une connaissance approfondie des lois régissant la vie. Son enseignement, où l'emploi de la métaphore côtoie l'élaboration de gestes essentiels dans la praxis ostéopathique, a profondément influencé la profession. Revenir à la biographie de W.G. Sutherland c'est également rejoindre une des sources fondatrices de l'ostéopathie.

Le récit d'Adah Sutherland est, dans cet ouvrage, très utilement complété par un texte de Henri O. Louwette qui retrace l'itinéraire ostéopathique de W.G. Sutherland et met en évidence la dynamique évolutive au sein de son œuvre.


L'immobilité de la vie

Rollin E. Becker
Traduit de l'américain par Pierre Tricot
Sully, 2013
ISBN : 978-2-35432-109-3
BP 171 - 56005 Vannes Cedex
Internet : www.editions-sully.com

Rollin E. Becker (1910-1996) croyait fermement qu'une philosophie, aussi profonde qu'elle semble être, est inutile si elle ne s'exprime pas dans la pratique. Étant donné cette conviction, l'ostéopathie a procuré un parfait terrain d'accomplissement à la réalisation de sa vie. La philosophie de l'ostéopathie est particulièrement profonde, et son application au traitement du patient, directe. La compréhension ostéopathique, telle qu'elle est énoncée par son fondateur, Andrew Taylor Still, englobe toute chose allant de la structure physique du corps aux forces universelles gouvernant la nature dans son ensemble. De la même manière, la pratique de l'ostéopathie inclut aussi bien la simple considération d'un os que la conscience de toutes les forces opérant au sein du patient, y compris sa nature spirituelle la plus élevée.

Dans les mains du Dr Becker, l'ostéopathie avait pour thèmes principaux la vie en mouvement et l'immobilité. Tout en reconnaissant que la vie se manifeste sous forme de mouvement, il comprenait également que la puissance de la vie réside dans la tranquillité/immobilité. Toute vie provient de cette puissance, et la nature de cette puissance est la tranquillité - une immobilité dynamique pleine de potentiel, une immobilité que l'on peut apprendre à palper aussi sûrement que l'on peut palper le mouvement. Parce que le concept de mouvement et les compétences nécessaires pour l'utiliser sont plus facilement accessibles, le Dr Becker, dans la plupart de ses enseignements publics, insistait sur le mouvement plus que sur l'immobilité. Mais, dans sa pensée intime et sa communication privée, il privilégiait l'immobilité.

L'immobilité de la vie est le second volume consacré à l'œuvre du Dr Rollin E. Becker. Il est le pendant de La vie en mouvement, déjà publié. Alors que le premier volume contenait de nombreux textes présentés en public, celui-ci présente plus particulièrement des communications personnelles. D'un côté du spectre, on trouve de profondes articulations autour des concepts de base que le Dr Becker inculquait à son fils. À l'autre extrémité, on trouve les tentatives du Dr Becker visant à mettre en mots les aspects énergétique et spirituel de sa compréhension.


Anatomie de la puissance vitale

Nicholas Handoll
Traduit par Pierre Tricot
Editions Sully
ISBN : 978-2-35432-088-1
BP 171 - 56005 VANNES cedex

Dans cet ouvrage, Nicholas Handoll examine le potentiel de guérison du corps et la façon dont l'ostéopathie interagit avec cette puissance vitale. Il commence par examiner l'hypothèse de William Sutherland du mécanisme respiratoire primaire, et aborde les controverses et les incohérences apparentes qui y sont liées.

Puis, pour approfondir cette question, il cherche à appréhender la réalité du monde qui nous entoure, en relation avec la théorie de la relativité d'Einstein et la physique quantique.

D'une manière agréable et pleine d'humour, il oblige alors nos esprits à s'écarter du détail pour rejoindre un point de vue plus vaste, et il relève le défi consistant à distiller la connaissance actuelle de la physique quantique sous une forme assimilable.

Cet ouvrage est une mine d'informations et d'intuitions nous projetant hors de notre savoir habituel, nous obligeant à repousser les limites de notre penser et de notre expérimentation des choses.

« Je recommande ce livre à toute personne qui s'est déjà installée, mains posées sur un patient, et s'est émerveillée devant la capacité de la vie à agir. En d'autres termes, je recommande ce livre à toute personne pratiquant l'ostéopathie. » Rachel E. Brooks, MD (USA).

« Nicholas Handoll nous demande de regarder entre les lignes de l'hypothèse de William Sutherland et de rechercher une compréhension plus profonde du mécanisme qui sous-tend les forces de guérison. Il nous offre une vision de l'ostéopathie du xxie siècle. » Steve Paulus, DO, Inter Linea : The Journal of Osteopathic Philosophy (USA).

« Nichola Handoll nous prend par la main et nous fait voyager. Quand le voyage est fini et que l'auteur réévalue notre travail en référence à ce que nous avons parcouru, le résultat en est une compréhension plus profonde des patients, des praticiens, des maladies, des traitements, et de la soupe électromagnétique dans laquelle tout cela baigne. Cela sonne vrai. » Robert Lever, DO, Osteopathy Today, British Osteopathic Association.

« Voici les prémices d'un langage possible qui nous permettrait d'échanger plus précisément et d'expliquer ce que nous ressentons quand nous plaçons les mains sur les tissus vivants de nos patient. C'est fascinant. » Suzanna Thorpe, DO, Ostium, The new magazine of the Australian Osteopathic Association.


La vie en mouvement

Rollin E. Becker
Traduit de l'américain par Valérie Espinasse et Pierre Tricot
Sully, 2012
ISBN : 978-2-35432-084-3
BP 171 - 56005 Vannes Cedex
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Rollin E. Becker (1910-1996), né dans une famille d'ostéopathes - son père a appartenu au corps enseignant du Dr Andrew Taylor Still -, a obtenu son diplôme d'ostéopathie à Kirksville en 1933, puis découvrit l'ostéopathie crânienne auprès de W.G. Sutherland en 1944.

En 1948, il intégre le corps enseignant du Dr Sutherland et il animera nombre de séminaires de formation à l'ostéopathie crânienne. En 1949, il s'installe au Texas, où il poursuivra son activité de praticien jusqu'en 1989.

Rollin Becker a consacré toute sa vie à l'étude de l'ostéopathie. Suivant les directives de A.T. Still et W.G. Sutherland, il apprit à la source la plus compétente possible : les forces vivantes existant au sein du corps vivant. Il était conscient que tout ce qui est en vie est en mouvement, que la vie elle-même se manifeste sous forme de mouvement.

Selon lui, la véritable « santé » correspond à une liberté totale de mouvement à l'intérieur d'un être vivant et ce, à tous les niveaux : corporel, mental et spirituel. Il comprenait également que le pouvoir de la vie réside dans l'immobilité qui centre le mouvement. Il percevait l'existence d'un potentiel inhérent, d'une puissance se manifestant au sein de tous les êtres vivants pendant la durée de leur vie. Ces propriétés de la vie, du mouvement, du potentiel inhérent et de l'immobilité sont autant de ressources disponibles permettant le rétablissement de la santé.

Le Dr Becker a toujours souligné que cette immobilité et cette vie en mouvement existent aussi bien à l'intérieur de l'ostéopathe que du patient. Dans le corps du patient, ces mécanismes représentent les capacités d'autorégulation en continuel fonctionnement.

Utilisant sa connaissance consciente et son habileté palpatoire, l'ostéopathe doit être capable de mettre en œuvre ces mécanismes de santé au sein du patient, vers un meilleur niveau de fonctionnement.

Le présent ouvrage est un recueil de textes publiés et de transcriptions de conférences données tout au long de sa vie de praticien et d'enseignant.


Autobiographie

Andrew Taylor Still
Éditions Sully, 1999
ISBN : 978-2-35432-010-2BP 171 - 56005 Vannes Cedex
Internet : www.editions-sully.com

Andrew Taylor Still est né en 1828, à l’époque des pionniers de l’Ouest américain. La nature grandiose, les Indiens, la lutte anti-esclavagiste et la Guerre de Sécession, la société si particulière des colons du «far west» servent ainsi de toile de fond à l’extraordinaire histoire du fondateur de l’ostéopathie. Dans cette autobiographie, publiée pour la première fois en français, A.T. Still raconte les épreuves qui ont motivé sa recherche, ses tâtonnements, ses difficultés pour trouver les bases sur lesquelles étayer sa science. Il évoque les résistances de ses contemporains, fermiers, ecclésiastiques ou médecins, et nous dit ses certitudes en l’existence de principes essentiels régissant le fonctionnement de la vie, de l’état de santé et de maladie. On assiste ainsi à la genèse d’un concept thérapeutique, qui depuis s’est répandu dans le monde entier, et dont Still disait : « Je ne prétends pas être l’auteur de cette science qu’est l’ostéopathie. Ses lois n’ont pas été formulées par une main humaine. Je ne réclame pas d’autre honneur que celui de l’avoir découverte. » Indispensable retour aux sources pour tout ceux qui s’intéressent à l’ostéopathie, cet ouvrage se lit également comme un véritable roman, le récit d’une aventure hors du commun dans une époque en mutation, le portrait d’un de ces hommes qui influence le cours de l’histoire


Philosophie de l'ostéopathie

Andrew Taylor Still
Éditions Sully, 2003
ISBN : 978-2-911074-64-5
BP 171 - 56005 Vannes Cedex
Internet : www.editions-sully.com

Andrew Taylor Still, le fondateur de l’ostéopathie, a rédigé cet ouvrage en 1899. Il a alors 71 ans et il ressent l’urgence de consigner par écrit ce qu’il considère comme essentiel: sa philosophie. À lire aujourd’hui, avec le recul d’un siècle, ce livre paraîtra parfois désuet, plein d’affirmations ou d’hypothèses que nos connaissances actuelles invalident ou relativisent. En lisant ce texte nous devons donc bien conserver présentes à l’esprit les caractéristiques de l’époque et du lieu où ce livre fut écrit. La médecine scientifique commence tout juste à se développer. Elle va peu à peu supplanter l’ancienne, empirique, souvent totalement inadaptée, voire pire que les maux qu’elle prétend soulager. Elle n’a pas encore eu le temps de faire ses preuves et Still se méfie, lui reprochant de de n'être guidée par aucune philosophie. Dans cet ouvrage, Still tente de renforcer les fondements de l’ostéopathie qu’il sent menacés par les jeunes ostéopathes, enthousiasmés par les nouvelles perspectives médicales et scientifiques. Si nous parvenons à maintenir ces ajustements, nous saurons extraire de ce texte toute sa richesse conceptuelle. Nous discernerons la puissance et la stabilité des fondements de l’art ostéopathique et sa grande originalité, intacte malgré le temps écoulé. Réédition novembre 2003 Il s'agit plus qu'une simple réédition. Outre les corrections, des nouveautés ont été intégrées à l'ouvrage. — Une nouvelle préface insistant sur les influences de Still et notamment la filiation de la philosophie de l'ostéopathie avec l'évolutionnisme de Spencer. — De nombreuses notes de cohérence, établissant les liens avec les autres écrits de Still, notamment Philosophie et principes mécaniques de l'ostéopathie. Philosophie reprend (souvent mot pour mot) la presque totalité du discours philosophique de Philosophie et principes mécaniques de l'ostéopathie, écrit en 1892, publiée seulement en 1902. — Des notes établissent la cohérence et les liens avec l'évolutionnisme de Spencer, principalement exprimé dans Premiers Principes et Principes de biologie, ouvrage qu'a parfaitement étudié Still. Ces notes permettent de bien saisir les similitudes entre les deux énoncés philosophiques. — Biogène, correspondant au chapitre 11 de Philosophie et principes mécaniques de l'ostéopathie, a été ajouté en annexe. Il couronne l'exposé philosophique de Still et a sa place logique dans cet ouvrage. — Les enseignements du Dr Still, traduction d'un article de Carl McConnell, a également été ajouté. Étudiant de Still, McConnell est sans doute un des rares contemporains à avoir perçu à la fois la filiation de l'ostéopathie et de l'évolutionnisme de Spencer, et l'importance du discours philosophique et métaphysique de Still.


Recherche et pratique

Andrew Taylor Still
Traduit par Pierre Tricot
Reprise de la traduction IWGS
Éditions Sully, 2003
ISBN : 978-2-35432-026-3

BP 171 - 56005 Vannes Cedex
Internet : www.editions-sully.com

Ostéopathie - Recherche et pratique (1910) est l'ultime ouvrage de Still. Ce livre peut, à juste titre, être considéré comme un résumé de son cheminement ostéopathique et comme un testament légué à ses successeurs. Il y rappelle tous les fondements déjà présentés dans les ouvrages précédents et développe de manière exhaustive le concept de blood seed (« ensemencement sanguin »), fondement essentiel de l'ostéopathie. Il y développe la conception qu'il a des différentes parties du corps et de leur fonctionnement ainsi que le traitement qu'il propose pour toutes les régions du corps et leurs maladies. « L'ostéopathie se fonde sur la perfection de l'ouvrage de la Nature. Lorsque toutes les parties du corps humain sont en ligne, nous avons la santé. Lorsque ce n'est pas le cas, l'effet résultant est la maladie. Lorsque les pièces sont réajustées, la maladie fait place à la santé. Le travail de l'ostéopathe consiste à ajuster le corps de l'anormal vers le normal ; alors, la condition anormale fait place à la normale, la santé résultant de la condition normale » (A.T. Still). Se fondant sur ses connaissances anatomique et physiologique, Still nous explique sa manière de raisonner pour traiter chaque région et chaque maladie. Nos connaissances dans les domaines de la biologie et de la physiologie ayant sérieusement évolué depuis l'époque de Still, certaines affirmations nous paraissent aujourd'hui désuètes, voire erronées. Cependant, le raisonnement demeure toujours cohérent, notamment par rapport à l'organisation de la vie et à l'anatomie qui, elles, n'ont pas changé depuis l'époque de Still. Il nous donne à chaque page une magnifique leçon d'ostéopathie.


Principes mécaniques de l'ostéopathie


Andrew Taylor Still
Éditions Sully, 2009©
ISBN : 978-2-35432-037-9

BP 171 - 56005 Vannes Cedex
Internet : www.editions-sully.com

Cet ouvrage est sans doute le livre de Still le moins connu : il rassemble la présentation philosophique correspondant à ce qui est développé dans Philosophie de l'ostéopathie, et l'exposition des principes mécaniques appliqués aux différentes régions du corps, notablement raffinés dans Ostéopathie - Recherche et pratique. La date de copyright semble suggérer que Philosophy and Mechanical Principles of Osteopathy aurait été écrit en 1892. Or cette année correspond à la création du collège de Kirksville. Bien que Still n’en dise mot, on peut penser que l’ouvrage a été écrit (au moins en partie) à l’intention des premiers étudiants et que Still lui assignait une place importante dans l’enseignement et la propagation de l’ostéopathie naissante. Pourtant, ce livre ne fut publié, nous dit Carol Trowbridge, qu’en 1902 puis mystérieusement retiré de la publication, sans explications. Dans son récent ouvrage Interface (Stilness Press, 2006), Paul Lee, nous dit que Still reconsidéra la diffusion de ce livre dès qu’il fut publié et rappela tous les exemplaires qu’il put reprendre, pour, dès ce moment, ne le proposer qu’à des personnes soigneusement triées. Il nous dit également que « sa famille tint ce livre secret jusqu’à ce que sa petite fille, Mary Jane Denslow (avec l’approbation des autres membres de la famille, notamment le petit fils de Still, Charles E. Still, Jr), aidée de deux praticiens ostéopathes, décide de le republier dans sa forme originale, en utilisant des techniques de reprographie photographique. » C’était en 1986.

Les spéculations abondent sur les raisons qui poussèrent Still à retirer ce texte de la circulation. Il se peut que certaines informations proposées dans cet ouvrage aient paru trop radicales ou trop incendiaires ou bien qu’il ait semblé divulguer des « secrets trop personnels. »

En tant que traducteur et connaissant bien les ouvrages et l’histoire de Still, je pense possible d’invoquer plusieurs raisons.

La première pourrait tenir au fait que certaines théories développées par Still ont rapidement été démontrées comme fausses ou bien se sont trouvées à contre courant par rapport aux découvertes médicales et scientifiques de l’époque. La fin du dix neuvième siècle et le début du vingtième sont en effet une période extrêmement fertile en découvertes concernant notamment les maladies infectieuses, certaines de ces découvertes allant à l’encontre des théories stilliennes sur l’origine et sur leurs mécanismes de propagation et de développement.

Une autre raison peut tenir à certaines théories explicatives concernant la sphère digestive et les maladies de la femme, reposant particulièrement sur le rôle des épiploons, théories qui ne sont reprises dans aucun autre ouvrage publié de Still, ce qui tenterait à montrer qu’elles ne furent pas validées par l’expérimentation à grande échelle ou par les découvertes physiologiques de l’époque.

On peut également évoquer l’aspect particulièrement polémique pour ne pas dire batailleur des propos de Still à l’égard des médecins de son temps et de leurs méthodes qu’il n’hésite pas à pourfendre dès que l’occasion lui en est donnée. Il n’a sans doute pas tort mais l’ostéopathie naissante, en mal de reconnaissance n’avait pas besoin de privilégier une telle agressivité.


Naissance de l'ostéopathie

Carol Trowbridge
Trad. P. Tricot & J-H. Frances
Éditions Sully, 1999-2010
ISBN : 978-2-35432-039-3

BP 171 - 56005 Vannes Cedex
Internet : www.editions-sully.com

Cet ouvrage est la première biographie moderne du fondateur de l’ostéopathie, Andrew Taylor Still (1828-1917). Carol Trowbridge n'est pas ostéopathe. Elle fut un temps cadre administratif au collège de Kirksville. Elle s'est passionnée pour l'histoire de Still et par la manière dont il a procédé pour développer l'ostéopathie. Elle suit ici une démarche d'historien, réunissant une documentation exceptionnelle, suivant Still à la trace dans tous les lieux où il a séjourné, pour nous faire revivre le cheminement de cet homme hors du commun qui a donné naissance à un nouveau concept thérapeutique. Elle nous fait découvrir la rude vie des pionniers de l’Ouest américain à l’époque de la jeunesse de Still et comment ce jeune docteur, insatisfait de la médecine de son temps, a évolué au cours de ses rencontres et de ses multiples expériences. Au fil des pages, nous découvrons comment ce qui aurait pu n’être qu’un simple système de reboutement, efficace mais éphémère, est devenu une cohérence thérapeutique, un autre regard sur la vie, la santé et la maladie : l’ostéopathie. Carol Trowbridge nous montre que Still ne dissociait pas les aspects scientifique, philosophique et spirituel de la vie, mais au contraire les intégrait totalement.


Textes fondateurs ostéopathie crânienne

William Garner Sutherland
Textes traduits, corrigés
et rassemblés par
Henry O. Louwette
Sully, 2002, ISBN 2-911074-42-4
BP 171 - 56005 Vannes Cedex
Site Internet : www.editions-sully.com

Cet ouvrage réunit les textes fondateurs de l’ostéopathie dans le champ crânien. Pris séparément, chacun de ces écrits présentait déjà un intérêt majeur pour la publication mais, assemblés et annotés, ils se réinscrivent dans leur conception dynamique initiale et installent des liens qui permettent d’en comprendre la genèse. Grâce à l’adjonction d’annexes, cette édition devient un réel outil méthodologique la bibliographie commentée de l’oeuvre du Dr Sutherland permet d’apprécier le chemin de sa quête, la revue de son vocabulaire allégorique iinvite à puiser directement à la source de sa pensée, et un lexique bilingue éclaire les choix de traduction. Cet ouvrage présente plusieurs textes :

Avec des doigts qui pensent

L’essai biographique d’Adah Strand Sutherland, publié en 1962, répond à la demande d’un des comités de la Cranial Academy de publier un récit complet de la vie du Dr Sutherland afin de mieux appréhender son oeuvre.

La Coupe crânienne

Il s’agit du texte initial dans lequel le Dr Sutherland présente ses hypothèses sur la mobilité articulaire crânienne, avec rigueur et grande honnêteté scientifique. Fruit de plusieurs années de travail et de nombreuses réécritures, il est édité pour la première fois par l’auteur en 1939.

Un manuel de technique crânienne

Premier ouvrage didactique, il présente les techniques fondamentales créées par le Dr Sutherland. En 1943, le comité d’étude et de développement du concept crânien de l’AAO le publie sous le titre A Manual of Cranial Technique. L’addition d’un index enrichit la présente édition.

La Compression des parties condylaires de l’occiput

Ce petit opuscule dense est réalisé et publié en 1945 par le Dr Sutherland avec la collaboration des Dr Lippincott. Son contenu étend le concept crânien aux lésions intra-osseuses et propose un traitement dynamique des compressions résultant de traumatismes périnatals.


Enseignements dans la science de l'ostéopathie

William Garner Sutherland
Traduit de l'américain par Valérie Espinasse
Relus et corrigé par Pierre Tricot et Daniel Roonsmans.
Sutherland Cranial Teachings Foundation, 2002

Le seul livre qu'ait écrit W. G. Sutherland est La Coupe crânienne (1939). La plupart de ses écrits et de ses conférences ont eu pour but de présenter ses idées, mais Sutherland n’écrivit pas d'autres textes détaillant le concept crânien en ostéopathie. Cet ouvrage est un recueil des textes de cours donnés par William Garner Sutherland à ses élèves lors de séminaires organisés en mai 1949, mai 1950 et juin 1950 à Providence, Rhode Island. Ils comportaient deux sessions d’introduction d’une durée de deux semaines, et une session supplémentaire d’une semaine, axée sur l’occiput. Contenant les textes des conférences de W. G Sutherland, ce livre permet d’approcher de très près son concept et son enseignement. S'il ne contient pas la totalité de ses pensées et de ses enseignements, il constitue la présentation la plus complète dont nous disponsions aujourd'hui.


Techniques d'équilibre...

Jacques Andréva Duval
Techniques ostéopathiques d'équilibre et d'échange réciproque
Éditions Sully
www.editions-sully.com
2008, ISBN: 978-2-35432-018-8

Introduction à l’approche ostéopathique du Dr Rollin Becker « La grande contribution de Rollin Becker, c’est non seulement d’avoir étendu à la totalité du corps humain la conception de Sutherland d’un mécanisme respiratoire primaire cranio-sacré, mais d’avoir fait entrer ce mécanisme global, le “mécanisme involontaire” dans les techniques de traitement ; de l’avoir “utilisé cliniquement” selon sa propre expression. »

La première version de cet ouvrage – paru sous le titre « Introduction aux techniques d’équilibre et d’échanges réciproques » – avait été rédigée par Jacques Andreva Duval après son premier séjour auprès du Dr Rollin Becker à Dallas en 1975. Ayant changé son approche ostéopathique, il voulait alors expliquer à ses patients les bases de ce qu’il pratiquait dorénavant. Depuis longtemps épuisé, la réédition de cet ouvrage de référence sur les enseignements de Rollin Becker était nécessaire à la fois pour les professionnels, les étudiants et le public intéressé par la démarche ostéopathique. Jacques Andréva Duval nous en livre donc aujourd’hui une nouvelle version réécrite et augmentée de notes, d’un avant-propos et d’une postface.

Cet ouvrage précieux – le premier d’une série que l’auteur se propose de publier sous le titre générique d’« Ostéopathie fondamentale » – met également en évidence la réalité d’une filiation ostéopathique ininterrompue depuis la découverte du fondateur, le Dr Still, en passant par l’œuvre complémentaire du Dr Sutherland, élève du Dr Still, puis par l’approfondissement proposé par le Dr Becker, élève du Dr Sutherland, jusqu’à ce livre, introduction à l’approche du Dr Becker, par un de ses élèves et disciples.


Ostéopathie dans le champ crânien

Harold I. Magoun
Traduit par Henry O. Louwette
Sully, 2002, ISBN 2-911074-42-4
BP 171 - 56005 Vannes Cedex

Osteopathy in the Cranial Field première édition de 1951 peut être considéré comme un des textes fondamentaux de la pensée de William G. Sutherland avec Contributions of Thought, Teachings in the Science of Osteopathy et The Cranial Bowl.

Cette édition originale, la seule approuvée par W. G. Sutherland, est le résultat d’une compilation éditée par Harold I. Magoun Sr à partir d'un manuel écrit par Howard et Rebecca Lippincott, d’un essai de Paul Kimberly. des entretiens avec W. G. Sutherland concernant son concept enseigné entre 1939 et 1950, ainsi que de l'expérience propre de H. I. Magoun combinée à celle de ses collègues de l’Osteopathic Cranial Association.

L’intérêt majeur de l’ouvrage réside dans le fait que le lecteur verra apparaître aisément « entre les lignes » l’influence du maître. La force de son enseignement est ici bien plus présente que dans les versions ultérieures.

D’un point de vue pédagogique, ce texte permet un nouvel aperçu des considérations anatomiques et améliore la perspective du concept, envisagé comme un tout. Le développement des techniques est présenté de manière claire, le style est assuré et direct.

C’est aussi un document historique remarquable, car il rapporte avec profondeur les idées fondamentales du travail de W. G. Sutherland, ainsi que celles discutées par ceux qui ont continué à enseigner son oeuvre après sa mort. En outre, il contient des informations, des illustrations et des citations non reprises dans les éditions de 1966 et de 1976.

Enfin, Ostéopathie dans le champ crânien, Edition originale restitue la continuité avec la philosophie développéepar Andrew T. Still dans ses aspects énergétique et spirituel, ce qui avait été complètement supprimé dans la deuxième édition, et redonne à la dimension fluidique sa véritable place.

Dans cette perspective, la vision systémique se substitue à la réduction mécaniste, l’oeuvre retrouve sa cohérence guidée par son essentiel, le Principe de Vie.


Grossesse, hormones et ostéopathie

Bruno Conjeaud
Éditions Sully
Octobre 2005
Internet : www.editions-sully.com
ISBN 978-2-35432-014-0
« syndrome du rez-de chaussée »

Les ostéopathes, ainsi que d’autres praticiens de médecine classique, constatent depuis quelques années une augmentation sensible de certains symptômes chez les bébés : régurgitations, problèmes de digestion, de sommeil, manifestations respiratoires, agitation ou, au contraire, inertie, retards de développement, etc. Ces symptômes sont le plus souvent accompagnés de signes spécifiques au niveau du crâne que le toucher des ostéopathes permet de détecter.

Pendant longtemps, ces derniers ont pensé que la naissance, par les contraintes mécaniques importantes imposées au crâne de l’enfant, était la cause de ces difficultés. Mais, et c’est ce que démontre notamment cet ouvrage, il apparaît aujourd’hui que ces difficultés proviennent également de la phase de développement intra-utérine.

Bruno Conjeaud, ostéopathe confronté quotidiennement à ces problèmes, a en effet mené des recherches très poussées sur tout le processus de la grossesse qui l’ont conduit à plusieurs conclusions. Il émet ainsi l’hypothèse qu’une grande partie de ces symptômes sont liés à une difficulté de développement de la matrice qui se traduit par un type de grossesse placée trop bas, ce qu’il a appelé le « Syndrome du rez-de-chaussée». Le fœtus subit alors des compressions qui peuvent engendrer plus tard des troubles au niveau physique mais également émotionnel. La mauvaise gestion par l’organisme féminin de l’imprégnation hormonale, notamment générée par la pilule, serait l’une des causes majeures de ce syndrome.

Cet ouvrage qui nous fait partager la recherche et la démarche de l’auteur débouche sur des propositions thérapeutiques efficaces.

S’appuyant sur les conclusions de recherches sur la conscience humaine menées par d’éminents scientifiques du monde entier, La science de l’intention démontre que la pensée est une réalité tangible ayant le pouvoir d’influencer les choses. La pensée génère une énergie bien palpable que l'on peut utiliser pour améliorer sa vie, aider les autres, et changer le monde.


La science de l'intention

Lynne McTaggart
Éditions Ariane
Outremont (Quebec) 2008
Internet : www.ariane.qc.ca/fr/livre.php?idl=154
ISBN 978-2-89626-034-8

Dans La science de l’intention, Lynne McTaggart, auteure à succès de réputation internationale, journaliste scientifique primée et figure de proue parmi ceux et celles qui se consacrent à l’étude de la conscience humaine, présente un palpitant roman policier scientifique et vous fait vivre un voyage époustouflant jusqu’aux confins de la conscience. Elle dresse le profil de pionniers hauts en couleur dans le domaine de la science de l’intention et travaille avec une équipe de scientifiques de renom du monde entier, dont le physicien Fritz-Albert Popp de l’Institut international de biophysique et le Dr Gary Schwartz, professeur de psychologie, de médecine et de neurologie à l’université de l’Arizona, afin de déterminer les effets de l’intention de groupe focalisée sur des cibles scientifiquement quantifiables – végétales, animales et humaines.

Pour l'ostéopathe

Ce qui est passionnant dans l’ouvrage de McTaggart, c’est qu’elle ne se contente pas d’émettre des hypothèses sur la question, ni de relater des faits connus et probants semblant démontrer le réel pouvoir de l’intention. Son orientation est autre : elle a collationné un nombre important de recherches scientifiques dont l’objectif n’était pas de montrer la réalité et l’efficacité de l’intention, mais bien plutôt de déterminer si elle a réellement une efficacité. Et ce rassemblement de recherches (souvent effectuées par des sceptiques) est bel et bien probant.

Modus-operandi

Si la réalité des effets de l’intention semble bien réelle, une question demeure quant à son utilisation consciente : quelle manière de la mettre en œuvre est la plus efficace ? Une remarque pertinente (de mon point de vue...) soulevée par McTaggart est que bien souvent, pour aider une personne en difficulté, on utilise des intentions destructrices : il s’agit de mettre fin à des processus considérés comme pathogènes ou destructeurs. Et de cette remarque sont nées des recherches ayant comme objectif la détermination des stratégies les plus performantes dans l’utilisation de l’intention.

McTaggart évoque l’une de ces recherches, pour laquelle un biologiste américain, Glen Rein a recruté Leonard Laskow un gynécologue réputé, également guérisseur, afin d’étudier la stratégie de guérison la plus efficace pour freiner la croissance de cellules cancéreuses. À cet effet, Rein prépara cinq boîtes de Petri, contenant chacune un nombre identique de cellules cancéreuses et demanda à Laskow d’émettre une intention différente pour chacune d’elle, alors qu’il la tenait en main.

Pour la première, Laskow devait formuler l’intention que l’ordre naturel soit rétabli et que le taux de croissance des cellules revienne à la normale.

Pour la seconde, il devait utiliser une visualisation taoïste consistant à imaginer que seulement trois des cellules cancéreuses demeurent dans la boîte de Petri une fois le traitement terminé.

Pour la troisième, aucune intention ne devait être formulée directement. Seulement demander à Dieu de faire circuler Son énergie curative par l’entremise de ses mains.

Pour la quatrième, il devait offrir un amour inconditionnel aux cellules cancéreuses, ce qu’il faisait en méditant dans un état d’amour et de compassion.

À la cinquième boîte enfin, Laskow devait transmettre une intention destructrice, en visualisant la dématérialisation des cellules par leur entrée dans la lumière ou leur disparition dans le vide.

Pour évaluer l’efficacité de Laskow, Rein utilisa le mesurage de la quantité de thymidine radioactive absorbée par les cellules cancéreuses, un indicateur reconnu comme fiable du taux de croissance des cellules malignes.

« Les diverses intentions de Laskow eurent chacune des effets assez différents. La plus puissante fut la première intention demandant aux cellules de revenir à l'ordre naturel des choses, ce qui ralentit de 39 % la croissance des cellules cancéreuses. Le fait de consentir à ce que la volonté divine soit faite sans qu'une demande spécifique soit formulée fut environ moitié moins efficace, puisqu'elle freina par une marge de 21 % la croissance des cellules, ce qui correspond aussi au résultat obtenu avec la visualisation taoïste. L'acceptation inconditionnelle de l'état actuel des choses n'eut aucun effet, pas plus que l'idée d'imaginer que les cellules se dématérialisaient. Dans ces deux cas, le problème tenait peut-être au fait que la pensée n'était tout simplement pas assez focalisée.

Dans une étude subséquente, Rein demanda à Laskow de limiter tes efforts à deux possibilités : recourir à la visualisation taoïste et demander que les cellules retrouvent leur taux naturel de croissance. Cette fois, il obtint un résultat identique avec les deux intentions, et la croissance des cellules cancéreuses fut freinée par une marge de 20 %. L'effet le plus fort fut obtenu lorsqu'il combina les deux approches en associant une intention d'un retour à l'ordre naturel des choses avec la visualisation que seulement trois cellules demeuraient vivantes dans la boîte. Cette fois, le taux d'inhibition de la croissance cellulaire doubla à 40 %. Manifestement, demander à l'univers de ramener l'ordre naturel tout en imaginant un résultat précis exerçait un puissant effet. Rein demanda ensuite à Laskow de répéter cette approche combinée, mais cette fois en ciblant le substrat dans lequel les cellules cancéreuses se multipliaient plutôt que les cellules elles-mêmes. Laskow parvint alors au même résultat que lorsqu'il se concentrait directement sur l'ensemble des cellules.

Finalement, Rein donna pour instructions à Laskow de se concentrer sur chacune des cinq intentions initiales tout en tenant successivement dans ses mains chacune des cinq fioles d'eau qui seraient ensuite utilisées pour préparer le milieu de culture de tissus nécessaire à la croissance des cellules cancéreuses. Encore une fois, l'eau traitée avec l'intention d'un retour à l'ordre naturel donna les meilleurs résultats, favorisant une inhibition de la croissance de l'ordre de 28 %. Dans ce cas, l'eau avait apparemment ‘ emmagasiné ‘ les intentions reçues et les avait transférées au milieu de culture ainsi qu'aux cellules cancéreuses » (McTaggart, 228-229).

Pour conclure

L'approche suivie par Laskow est instructive à maints égards. L'intention de guérison la plus efficace semble être celle qui a été formulée sous forme d'une requête, combinée à une visualisation très précise du résultat souhaité, mais sans chercher la destruction de quoi que ce soit.

« En guérison, l'approche la plus efficace ne consiste peut-être pas à vouloir détruire la source de la maladie mais bien plutôt, comme pour d'autres formes d'intentions, à se mettre en retrait, à ne pas s'attacher à un résultat prédéterminé, et à permettre à l'intelligence de la vie de rétablir l'ordre naturel des choses » (McTaggart, 229).

Et pour nous aussi, ostéopathes, du même coup, cela peut être important, parce que cette recherche nous fournit une orientation pour formuler des intentions de séances, qui doivent, évidemment, s’orienter vers la demande symptomatique du patient, mais également faire confiance à la sagesse de l’esprit d’organisation, bien mieux capable que nous de faire ce qui convient pour retrouver le chemin de la santé. Cela va finalement bien dans le sens de la philosophie de Still et des indications de Rollin Becker.


Biologie des croyances

Bruce Lipton
Éditions Ariane
Outremont (Quebec) 2006
Internet : www.ariane.qc.ca/fr/livre.php?idl=128
ISBN 2-89626-018-8

Chaque cellule de notre corps peut être comparée à un être intelligent, doté d’intentionnalité et agissant selon le principe de finalité, en mesure de survivre de manière autonome, et dont le véritable « cerveau » est constitué par la membrane. Cette découverte conduit à une conclusion stupéfiante : ce ne sont pas les gènes qui contrôlent notre biologie ; c’est au contraire l’environnement qui influence le comportement des cellules. Ce principe engendre de nouvelles et d’importantes conséquences en ce qui concerne le bien-être, la santé et la nature de maladies comme le cancer et la schizophrénie.

L'auteur

De telles idées pourraient nous laisser penser que nous avons affaire à quelque auteur New Age comme il en fleurit tant ces dernières années, particulièrement aux USA. Mais Bruce Lipton est un biologiste de haut niveau, réputé dans sa spécialité pour avoir publié dans les domaines de la biologie et de la microbiologie cellulaires, en son nom ou au sein d’équipes de chercheurs, nombre de travaux tout à fait reconnus par la communauté scientifique.

Quelle utilité pour l’ostéopathe ?

D'une autre manière que Still, Lipton nous parle de conscience cellulaire, d’intelligence, d’organisation, de mise au service de la communauté, etc. Il donne une explication physiologique cohérente à des phénomènes que nous ressentons sous nos mains. Il établit un lien cohérent entre nos croyances, conscientes et inconscientes et les réponses de nos systèmes corporels, toutes choses que nous expérimentons journellement avec les tissus des patients dans nos mains. Il nous montre que nous ne sommes pas totalement prisonniers de nos gènes, ni de nos conditionnements et que nous pouvons commencer à prendre nos vie en main pour changer et aider nos patients à suivre les mêmes voies (l’effet croyance vaut autant pour le praticien que pour le patient).


Interface

Paul R. Lee
Traduit par Pierre Tricot DO
Sully, 2011, ISBN 978-2-35432-050-8
BP 171 - 56005 Vannes Cedex
Site Internet : www.editions-sully.com

La conception de l'être vivant en tant qu'unité insécable comprenant le corps, l'esprit (de raison) et l'esprit (de vie) est au cœur de la philosophie ostéopathique que le Dr A. T. Still a développé à la fin du XIXe siècle. Interface relève les idées fondamentales de Still et les met en lumière en les rapprochant des points de vue d'autres grands chercheurs d'hier et d'aujourd'hui. L'ouvrage synthétise alors la compréhension scientifique actuelle pour tenter d'expliquer les mécanismes par lesquels le corps, l'esprit de raison et l'esprit de vie sont mutuellement connectés, concevant ainsi un modèle pour l'approche ostéopathique de la guérison.

« La lecture de cet ouvrage constitue un merveilleux périple dans l'esprit profond de l'ostéopathie. Passionnant, il éveille chez le lecteur la splendeur de la totalité. Le Dr Lee soulève un voile qui, pendant près d'un siècle, a caché l'essence de l'ostéopathie. » - James S. Jealous, DO

« Paul Lee revisite la philosophie de l'ostéopathie à la lumière des connaissances actuelles, redécouvrant par là un essentiel perdu par les interprétations du XXe siècle, la signification de l'esprit de vie et son interface avec le corps. Interface élargit notre compréhension de la philosophie ostéopathique : voilà une lame de fond qui emportera l'ostéopathie du XXIe siècle. » - Nicholas Handoll, DO, MSCC

« Dans Interface, Paul R. Lee reprend les fondamentaux de Still et les confronte aux recherches les plus récentes qui tentent d'associer esprit, mental et matière vivante, au lieu de les dissocier. Cela donne un ouvrage passionnant, réconciliateur et qui nous autorise, enfin, à ne plus rougir de nos concepts. Sa lecture et sa traduction m'ont passionné et persuadé que nos concepts sont innovants et préfigurent sans doute ce que sera la médecine de demain. Un bain de jouvence. » Pierre Tricot DO, traducteur


Manuel de principes de l’ostéopathie

Guy Dudley Hulett
Traduit par Pierre Tricot DO
Sully, 2011, ISBN 978-2-35432-063-8
BP 171 - 56005 Vannes Cedex
Site Internet : www.editions-sully.com

1903 ! Quel peut bien être l’intérêt de traduire et de proposer à la publication un ouvrage aussi ancien sur l’ostéopathie, alors que tant de choses ont été découvertes depuis dans tous les domaines sur lesquels elle se fonde : anatomie, physiologie, pathologie, etc. et dans l’ostéopathie elle-même ?

J’ai longtemps pensé, moi aussi, qu’ainsi s’intéresser à l’ancien était inutile et témoignait plutôt d’un refus inconscient d’évoluer, jusqu’à ce que je découvre et traduise Still et me rende compte à quel point nous étions coupés de nos sources et des concepts fondamentaux, au point d’assister à de nombreuses dérives auxquelles on n’hésite pas à donner le nom d’ostéopathie, alors que manifestement, il ne s’agit pas du tout de ce que proposait Still, quand il ne s’agit pas d’une pure et simple trahison. De plus, en traduisant Still et en découvrant son histoire, j’ai découvert un être dont je ne soupçonnais pas l’envergure, d’une rigueur morale est surtout éthique (une cohérence) dont l’ostéopathie aurait aujourd’hui le plus grand besoin.

Pourtant, même si cette découverte m’a conduit à modifier ma position quant à « l’ancien, » certaines informations glanées à la lecture de ses ouvrages ou de certains parlant de lui (notamment Trowbridge), m’ont encore détourné de l’idée de m’intéresser aux « vieux grimoires. » En effet, selon Trowbridge, Still lui-même s’était montré très critique vis-à-vis des ouvrages publiés de son temps par d’anciens étudiants de son école, notamment Elmer Barber, Carl McConnell et quelques autres :
« Certains auteurs, essayant d’écrire des manuels d’ostéopathie fidèles à Still, s’écartèrent de la pureté originelle de l’ostéopathie qui se gardait de rien ajouter au déploiement des vérités et des lois de la Nature. Le premier livre traitant de la technique ostéopathique, Osteopathy Complete (Toute l’Ostéopathie), écrit par Elmer Barber en 1898, était un guide illustré sur comment traiter par soi-même. Carl McConnel, un praticien ostéopathe moins sujet à caution, publia en 1899 The Practice of Osteopathy (La Pratique de l’ostéopathie). Still ne fut pas du tout satisfait du livre de McConnel, regrettant que l’essentiel soit tiré des « anciens auteurs médicaux, » et le considérant comme « la faillite totale d’un ostéopathe. »
Trowbridge nous dit d’ailleurs que cette insatisfaction poussa Still à écrire lui-même afin de délivrer un message qui satisfasse à ses conceptions de l’ostéopathie. Ainsi sont nés Autobiographie (1897) Philosophie de l’ostéopathie (1898) et Recherche et pratique (1910).
L’origine de « Philosophie et principes mécaniques de l’ostéopathie » (1892-1902) est plus controversée.



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